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Visa reciprocite

Vers une réciprocité en matière de visa avec les états unis

Le programme d’exemption de visa permet aux citoyens de certains pays (38 pays au total) de voyager aux états unis sans visa. En revanche, les citoyens des états unis peuvent à leur tour voyager à tous ces pays sans visa et sous les mêmes conditions. Mais ce n’est pas si simple que ça …

La liste des 38 pays membres du programme d’exemption de visa comprend tous les pays de l’union Européenne ainsi que d’autres pays Européens en dehors de l’union européenne telle que le Japon et le Chili. Les citoyens des 38 pays ont le droit de postuler pour une ESTA, (autorisation électronique de voyage) et si approuvé, ils peuvent voyager aux états unis pour une période ne dépassant pas 90 jours à la fois, pour des raisons touristiques ou d’affaire sans avoir besoin d’un visa.

En retour, les citoyens des états unis peuvent également voyager à ces pays sans avoir recours au visa, suivant le même processus ou un processus très similaire. C’est ce qu’on appelle la réciprocité en matière de visa. Essentiellement, ceci implique qu’un pays offre des avantages d’exemption de visa à un autre, et le deuxième pays se doit de lui retourner la faveur. Cette situation a causé une certaine polémique transatlantique dernièrement.

La polémique nait du fait que les citoyens des états unis pourront ainsi voyager à tous les pays de l’union européenne sans visa tandis que pas tous les citoyens des pays de l’union européenne ont le même privilège. Parce que les pays de l’union européenne ne font pas tous partie du programme d’exemption de visa. La Bulgarie, la Croatie, Chypre, Pologne et Roumanie n’ont pas pu participer au programme, ce qui implique un avantage injuste aux citoyens des états unis. Techniquement, il n’existe pas de réciprocité de visa entre les états unis et les cinq pays mentionnés ci-dessus.

C’est autour de cela que la commission Européenne et le département de sécurité intérieure des états unis se sont réunis le mois dernier pour annoncer leur volonté à faire bénéficier des voyages sans visa à tous les citoyens de l’Union Européenne. Ils déclarent qu'assurer ce droit aux citoyens de l’union Européenne est une priorité politique et expliquent pourquoi ce droit n’est pas déjà acquis.

La loi relative à l’immigration et à la nationalité énonce les critères requis afin de participer au programme d’exemption de visa. Un des principaux critères est que le pays en question doit présenter un taux de refus de visa non immigrant de moins de 3% sur la dernière année, en d’autres termes, si plus de 3%  des demandes de visa temporaire d’un certain pays vers les états unis sont refusées, le pays n’est pas qualifié à participer au programme. Le principe du programme est de faciliter le voyage aux états unis depuis des pays de haute valeur et à bas risque, ainsi, si beaucoup de demandes de visa sont refusées c’est que les citoyens de ce pays doivent passer par une procédure plus compliquée et délicate qu’une simple demande d’autorisation de voyage en ligne ESTA.

En plus du taux d’admission de visa, il existe d’autres critères clés pour participer au programme d’exemption de visa tel que le taux d’immigration, les problèmes de sécurité, les droits de l’homme, frontières et sécurité. Les aspects reliés à ces critères sont les raisons pour lesquelles la Bulgarie, la Croatie, le Chypre, la Pologne et la Roumanie ne sont pas encore admis à rejoindre le programme. La déclaration explique comment l’union européenne et ses états membres vont collaborer avec les états unis afin d’améliorer la coopération en matière de sécurité et assister les cinq pays à avancer plus rapidement pour répondre aux critères qui les empêchent de rejoindre le programme d’exemption de visa actuellement.

Une grande partie de cette coopération consiste dans le partage d’informations qui est déjà en application sur le niveau international, et représente une exigence fondamentale pour rejoindre le programme. La déclaration énonce que les états unis et l’union européenne doivent être plus renforcés dans le processus de vérifications de voyageurs et le partage d’informations, notamment l’échange de données biométriques pour des raisons légales et d’immigration (ce qui devient de plus en plus avancé avec le développement de la technologie).

Mais pourquoi maintenant que les européens et les américains décident de se réunir pour annoncer leur volonté à inclure ces pays dans le programme ? Et pourquoi les états unis se donneraient la peine de discuter que certains pays soient admissibles ou pas au programme? Pour mieux comprendre nous devons revenir quelques mois en arrière…..

Avant cette déclaration, la commission de l’union européenne avait annoncé qu’il est nécessaire de suspendre l’exemption de visa pour les citoyens américains pour une durée d’une année si les états unis n’accorderaient pas l’admission des cinq pays au programme d’exemption de visa dans un délai de deux mois. Une fois passés, ces deux mois sont suivi d’une période de deux années, durant lesquelles les états unis doivent inclure les cinq pays au programme, sans rien attendre en retour.

Il est clair que ni l’une ni l’autre ne voudrait suspendre le programme d’exemption de visa entre les deux régions. Du côté européen, si les visas devenaient obligatoires pour les citoyens américains, le tourisme serait notablement touché. En tant qu’une des industries qui se développent rapidement et où des emplois et des revenus sont constamment créés, ajouter la barrière visa aurait un contrecoup immense sur le tourisme dans plusieurs pays membres. De même, si l’union européenne devrait arrêter ses voyages sans visa suivant le principe de la réciprocité en matière de visa, ils seront confrontés à prendre les mêmes mesures. Si cela verrait le jour, ils manqueront également les multiples opportunités touristiques que permettent les ESTA et le programme d’exemption de visa (d’une valeur d’environ 50 000 $ par an). Faisant suite à la menace de l’union européenne pour imposer la participation des cinq pays au programme d’exemption de visa, les deux côtés de l’Atlantique pourraient ils vraiment se permettre l'obligation de passer par le visa traditionnel?

vous demandez certainement pourquoi ces cinq pays n’exigeraient pas aux voyageurs américains de demander des visas, au lieu d'impliquer toute l’union européenne ? La réponse est qu’une telle solution ne marche pas en Europe car, en dépit des accords géopolitiques en place, c’est une terre de frontières ouvertes, et appliquer une telle mesure serait en effet un cauchemar logistique.

Et donc, le but derrière la déclaration de l’union européenne quelques mois auparavant est de garantir l’inclusion des ces cinq pays au programme et non pas d'ajouter des exigences de visa pour qui que se soit. Les états unis voudraient la même chose également, mais ne peuvent pas passer ces propres règles pour inclure ces pays au programme de façon si simple que ça.

 

Alors ? Que va-t-il se passer maintenant?

La déclaration de la commission de l’union européenne et le département de la sécurité intérieure des états unis indique que l'éligibilité des cinq pays pour l'admission au programme d'exemption de visa serait suivi de très près et discuté lors des prochains rassemblement d'affaires. Il y'aura également des réunions techniques régulièrement entre les cinq pays en question, les états unis et l'union européenne avec comme objectif d'accélérer le processus et garantir que toutes les exigences soient accomplies.

Entre temps, il n'y aurait pas de changements au programme d'exemption de visa lui-même. Les citoyens des 38 pays participants peuvent postuler pour une autorisation ESTA en utilisant le esta formulaire en ligne. Le résultat de la demande leur serait communiqué par e-mail dans un délai de 24 heures. Lorsque la demande est approuvée, les candidats peuvent visiter les états unis pour des raisons touristiques ou d'affaires pour une période de 90 jours par séjour.

L'autorisation ESTA est valide pendant deux ans à partir du jour d'approbation. Le seul cas où l'autorisation ESTA est valide pour une période de moins de deux ans est lorsque le passeport du bénéficiaire expire durant cette période de validité de deux années car l'autorisation est directement reliée au passeport utilisé au moment de la demande en ligne et contient les informations du dit passeport, il est recommandé donc de demander un nouveau passeport lorsque vous postulez pour une autorisation ESTA et que vous n'ayez pas beaucoup de temps de validité restant sur votre passeport. De cette façon vous pouvez tirez le maximum de votre autorisation de voyage ESTA et ça vous évitera d'avoir à re demander une nouvelle autorisation durant la période de deux ans de validité.

Il semblerait que les choses avancent assez rapidement en matière de réciprocité de visa entre les états unis et l'union européenne, nous saurons certainement plus sur le sujet dans les jours qui suivent. En attendant, assurez-vous d'avoir tous vos documents de voyage prêts et actualisés pour profiter d'un agréable séjour typiquement américain cet été.

Vous êtes fin prêts pour votre voyage aux Etats-Unis, faites votre demande d'autorisation ESTA dès maintenant. Pour plus d'informations concernant les conditions d'exemption de visa visitez notre Guide ESTA.

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